Service minimum d'accueil : et en plus l'Etat paye mal !
Fabrice Dalongeville | Samedi 6 Décembre 2008
l'Association des Petites Villes avance que «la prise en charge financière de l’Etat n’est pas réellement assurée. En effet, la compensation financière versée aux communes dépend du nombre d’élèves effectivement accueillis le jour de la grève, et non de l’estimation du rectorat du nombre de professeurs susceptibles d’être en grève.
Le chef de l’Etat «semble en effet avoir pris en compte le mécontentement croissant des maires confrontés au casse-tête de la mise en œuvre concrète du dispositif du SMA dans leurs communes.»
Depuis plusieurs mois, dit-elle, l’APVF «n’a cessé d’attirer l’attention du gouvernement sur les difficultés matérielles et financières de sa mise en œuvre. Alors que plusieurs grandes villes peinent à trouver des locaux et du personnel compétent et mobilisable sous 48 heures, on exige une application identique dans les petites villes.»
«En préalable à la nécessaire révision de la loi», l’APVF demande un «échange franc, sérieux et non de pure forme entre le gouvernement et les élus de petites villes, permettant un examen des dysfonctionnements et la prise en compte des difficultés spécifiques rencontrées par les petites villes et les communes rurales à l’aune de la seule exigence qui compte vraiment : la sécurité des élèves.»
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